Les vegans c’est chiant

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Véganisme: Mode de vie alliant une alimentation exclusive par les végétaux (végétalisme) et le refus de consommer tout produit (vêtements, chaussures, cosmétiques, etc) issu des animaux ou de leur exploitation. Merci le Larousse ! Mais tu as oublié quelque chose de très important.. Les personnes pratiquant le véganisme, donc, les vegans (ou véganes comme vous voulez) sont aussi particulièrement chiants. Explicitons ces propos:

ஐ Sur les réseaux sociaux:
Un vegan partagera ou likera toujours des photos/vidéos ultra gores dénonçant la cruauté de l’Homme envers l’animal. Donc ton fil d’actualité se retrouvera obligatoirement ensevelit par de pauvres vaches à qui on tranche la tête et par de malheureux poussins broyés vivants. Toi qui voulais simplement te détendre et passer un bon moment sur Facebook/Instagram.. Bah c’est râpé !
Un vegan qui se respecte s’efforcera également de publier des statuts forts de slogans bien moralisateurs et culpabilisants afin de « faire évoluer les mentalités » mais qui n’auront que pour effet un jugement de valeur très TRES mal perçu. (Cette phrase est affreusement longue !)
Gare à toi, le vegan veille. Tu postes une photo de ton succulent tartare de saumon du midi, un statut relatant ton agréable sortie au cirque avec en tête d’affiche « les chiens savants », ou une vidéo souvenir d’une sortie à dos de chameau ? Alors prépares-toi à recevoir les foudres des commentaires typiquement vegans. Oui, je sais que tu sais de quoi je parle ! (Tant de savoir su en ce monde de savants sachant !)

ஐ Dans la rue:
Le vegan a besoin de se sentir important. Il a besoin de crier au monde entier que tuer des animaux pour son simple plaisir ou confort est un acte barbare et primitif. Alors que fais t-il ? Et bien il va tenir des pancartes pendant 2 heures dans la rue la plus fréquentée de la ville. Qu’importe le froid torturant ou la chaleur écrasante, le vegan reste debout, animé par cette pensée « ce que je ressens en ce moment n’est rien face à ce que vivent les animaux à chaques secondes de leur vie ! ». Et puis il est là et il prend de la place (et bordel, ils sont plusieurs avec ces pancartes débiles), te regardant avec ses yeux accusateurs. Franchement, si on n’peut plus faire son shopping en paix !

ஐ Lors des repas:
Le vegan est partout. Il a même contaminé ton pote et ta p’tite cousine et depuis, les repas ne sont plus les mêmes. T’es tranquille au resto à déguster ton steak-frites, et le vegan ne peut pas s’empêcher de faire une réflexion. C’est plus fort que lui. Après t’avoir expliqué l’incidence écologique de la production de viande, il en vient à te parler des émotions que peuvent ressentir une vache et de l’intelligence de cette dernière. Il finira par te dire que puisque tu consommes tu participes à la mise à mort d’un animal innocent. Et bon appétit !
Le vegan passera au moins un quart d’heure à demander comment est préparé son plat si il ne l’a pas personnellement cuisiné. « Tu n’as pas mis de beurre pour cuire les carottes, hein ? » « Tu es sûr de ne pas avoir utilisé le même couteau pour la viande et mes légumes ? » « Promets-moi que tu as soigneusement nettoyé tous tes récipients d’omnivore avant qu’il n’y a eu contact avec mes brocolis ! ». Rappelles-moi pourquoi je t’ai invité déjà ?

 

J’ai moi aussi subi les affronts des vegans et plusieurs fois j’ai rêvé leur balancer une droite. Mais si ils n’avaient pas été là avec leur chiantisme absolu, je n’aurais jamais ouvert les yeux. Les vegans m’ont exaspéré, je les ai même détesté, mais aujourd’hui, je suis fière d’œuvrer afin de devenir l’une d’entre eux.

 

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Premiers pas vers la cosmétique naturelle

Parce que très souvent il m’est arrivé de me perdre parmi le flot impressionnant d’informations à ce sujet, je vous ai préparé un petit récapitulatif pour débuter sereinement dans la cosmétique naturelle ! Pour cela je me suis grandement inspirée du layering et du livre d’Elodie-Joy Jaubert (Une pure merveille cette femme). Cet article est donc le résultat de mes lectures mais aussi de mes propres expériences !

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♥ Le démaquillage
Un produit démaquillant écologique, économique et efficace tout en prenant soin de votre peau, vous en rêvez ? Ne cherchez plus, la solution se trouve dans votre cuisine: mesdames, j’ai nommé.. L’huile ! Mais attention pas n’importe laquelle. (N’allez pas vous tartiner le visage avec de l’Isio 4 s’il vous plaît !) Préférez une huile vierge de première pression à froid (si elle est bio alors vous aurez tout gagné !). L’huile d’olive fait très bien l’affaire !
En pratique: On laisse tomber les cotons démaquillants qui polluent notre Terre d’amour et irritent notre peau chérie, et on y va aux doigts (c’est comme ça ici, on ne fait pas de manières !). Versez une petite quantité d’huile dans le creux de votre main et plongez y vos doigts pour prélever quelques gouttes d’huile que vous viendrez appliquer sur votre visage. Procédez par des mouvements circulaires très doux sur tout le visages et le cou. Pour les yeux on y va très tranquillement et on frotte ses paupières et ses cils entre ses doigts. Ouvrez les yeux… Et vous voilà transformées en panda ! (Testez et vous comprendrez très vite pourquoi !)


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♥ Le rinçage
Parce qu’il faut bien se défaire de toutes traces de maquillage, on va se savonner la face ! L’huile a en effet permis de « décoller » notre beau make up mais pas de le faire disparaître une bonne fois pour toute. Le rinçage est donc très important pour venir nettoyer la peau. Pour cela on choisi un savon doux, le plus naturel possible et de préférence sans parabens et Sodium Lauryl Sulfates (ces mots te font peur ? Alors raison de plus pour les éviter. Méchant mots !). Le savon d’Alep fait bien le job, tout comme le véritable savon de Marseille et les savons sans savon peuvent aussi être intéressants.
En pratique: Toujours avec des mouvements circulaires on va venir se savonner tout le visage et le cou, en passant également délicatement sur les yeux. On rince le tout à l’eau tiède, on essuie tout ça et notre peau est étincelante de propreté tout en étant partiellement nourrie par l’huile du démaquillage !

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♥ La lotion
Cette étape souvent méconnue permet de resserrer les pores de la peau, d’en rééquilibrer le pH et de la préparer pour les soins qui vont suivre. Pour cela, les produits utilisés peuvent être plus ou moins sophistiqués. Évidemment, on fait avec ce qu’on a sous la main ! Tapons dans le dur avec le vinaigre de cidre qui n’est vraiment pas mal (de préférence bio et non pasteurisé). On peut le mettre sur le visage soit pur, soit dilué dans de l’eau. Le jus d’un citron frais fait également le job mais attention à ne pas s’exposer au soleil tout de suite après s’en être appliqué ! Si vous désirez vraiment investir dans une lotion aux propriétés plus spécifiques à votre type de peau, il y a: les hydrolats ! Ces derniers sont obtenus pas distillation de plantes aromatiques. Moins puissants que les huiles essentielles, les hydrolats sont donc plus faciles d’utilisation et resplendissent de par leur efficacité ! Si vous ne savez pas trop par où commencer, je vous conseil l’hydrolat de rose qui convient à toutes les peaux et dont l’odeur est juste DI-VINE !
En pratique:  le must serait de vous procurer un petit vaporisateur dans lequel vous mettrez votre produit. Comme ça il suffira de quelques pschhit sur le visage et le tour est joué ! Sinon vous pouvez très bien mettre une petite quantité de liquide dans le creux de votre main et avec le bout des doigts, prélever un peu de produit que vous appliquerez sur le visage (comme pour le démaquillage en fait !). Enfin, il y a bien sûr possibilité d’utiliser un coton que l’on viendra imbiber et passer sur le visage (mais avouons que c’est assez caca prout pour la planète).

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♥ La crème de jour
Bon, je vous accorde que le nom est mal choisi car on ne va pas utiliser de la crème mais.. De l’huile ! (Et oui, encore !) Avant tout, laissez-moi donner un méchant coup de pied aux idées reçues.. (BAM ! Ok c’est fait, on peut y aller !) NON, l’huile ne va pas vous rendre la peau grasse, surtout si vous la choisissez en fonction de votre type de peau. C’est même le contraire, elle peut vous aider à réguler votre sébum et donc, à moins briller et à avoir la peau moins sèche ! Pour cette étape je vous conseillerais d’utiliser une huile un peu plus « prestigieuse » (bien que l’huile d’olive ou l’huile de tournesol soient très biens aussi). Pour ma part l’huile de noisette et l’huile de jojoba sont mes préférées en tant que « crème de jour » et l’huile de coco est ma « crème de nuit » fétiche.
En pratique: on prélève une toute petite noisette d’huile qu’on vient réchauffer entre ses mains, pour ensuite l’appliquer sur le visage et le cou. On n’hésite surtout pas à masser en mouvement circulaire pour aider l’huile à bien pénétrer la peau (oh les obscènes là, je vous ais vu !). Si vous vous maquillez par la suite, je vous conseille tout de même d’attendre quelques minutes que votre peau ait bien absorbé le produit.

Et voilà ! Votre peau est parfaitement propre et nourrie à souhait ! Vous illuminez de par votre beauté et tout cela, grâce à des produits 100% naturels et 100% respectueux des animaux et de la planète ! Vous avez tout bon !!

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5 Astuces pour une alimentation plus saine

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Permettez-moi de briser un mythe. Oui, je l’avoue, je fais partie de ces végé-bobos adeptes du très célèbre « healthy lifestyle » (Pardonnez-moi cet outrage !). Simple effet de mode ou ouverture des esprits sur la catastrophe de notre alimentation moderne ? Nul ne le sait. Mais je trouve qu’il n’y a pas de mal à vouloir faire du bien à son corps, et par la même occaz’, à son esprit. L’alimentation est primordiale pour être en bonne santé, mais surtout, pour le rester longtemps. Les choix que vous faites aujourd’hui auront forcément des répercussions plus tard. Alors, entre vous et moi, autant que ces répercussions soient positives, non ? (Cette question idiote, mais BIEN SÛR QUE OUI !) Alors voici quelques astuces pour manger healthy en (presque) toutes circonstances !

ASTUCE #1: Éviter les sucres raffinés
Si vous voulez sucrer votre nourriture, préférez les sucres complets (de canne ou de fleur de coco par exemple) qui vous apporteront bien plus de nutriments et donc, des calories pleines de bonnes choses. Sinon, vous pouvez aussi utiliser du sirop d’agave ou du sirop de riz, qui ont un indice glycémique bas et un pouvoir sucrant plutôt surprenant. (Perso je préfère le sirop d’agave !)

ASTUCE #2: Diminuer le sel
Quand vous cuisinez, goûtez vos plats avant de les saler. Et si une pointe de sel s’impose, rajoutez-la en fin de cuisson, cela vous permettra d’en utiliser beaucoup moins. Pour remplacer le sel, vous pouvez rajouter le jus d’un demi-citron à votre assiette, cela permettra d’en faire ressortir toutes les saveurs ! N’hésitez pas non plus à y incorporer des épices et des herbes aromatiques fraîches, ces dernières étant bourrées de vitamines et de minéraux. (Non, le cannabis ne compte pas. Mangez du persil bordel !)

ASTUCE #3: Apprendre à gérer ses envies de sucre
Pour cela, les fruits très sucrés sont vos alliés. Je donne un Oscar tout particulièrement aux dattes qui comblent parfaitement cette envie. (Avez-vous déjà croqué dans une datte Mazafati ou Medjool ? Non ? Alors foncez, ce sont de véritables petits caramels !) Les fruits séchés font également très bien le job et sont une bonne source de minéraux. Sinon, la légendaire banane vous sauvera la mise. Et là pas de chichis, si après une banane ou deux vous avez encore faim, n’hésitez pas à en manger 4 ou 5. L’overdose de banane n’existe pas et cela vous permettra d’être calé et de ne pas vous jeter sur le paquet d’Oreo planqué en haut du placard une demi-heure plus tard.

ASTUCE #4: Ne pas confondre faim et soif
Je ne me souviens plus de l’explication scientifico-scientifique de ce phénomène, mais parfois votre cerveau vous réclame de la nourriture alors qu’en fait, vous avez simplement soif (car oui, dans la nourriture il y a de l’eau). Alors avant de manger un encas dont votre corps n’a pas besoin, buvez un grand verre d’eau et attendez une bonne vingtaine de minutes. Si vous avez encore faim, et bien.. Mangez, sacrebleu !

ASTUCE #5: Manger des calories pleines
Un des grands fléaux du 21°siècle est la profusion de produits aux calories vides: sodas industriels, biscuits industriels, plats préparés industriels, chips industrielles.. Ai-je dis industriel ? (Oh que oui, INDUSTRIEL CACA !!) Ces aliments ne vous apporteront rien, mis à part de gros désagréments. Certains même vous promettent de la nourriture avec très peu de calories (ce qui est vrai, ma foi), mais aussi avec très peu de nutriments. C’est pourquoi il est plus sain de préférer les aliments entiers, bruts et le moins transformés possible.
Vous pouvez par exemple remplacer votre Nutella par de la purée de cacahuètes (ou d’amande, de noisettes.. Il y en a pour tous les goûts !) et troquer votre chocolat en poudre Nesquik pour du véritable cacao en poudre sans sucres ajoutés ! Et vos céréales du matin ? A bas Chocapic et Fitness, préférez des flocons d’avoine que vous pourrez agrémenter à votre sauce et selon vos envies !

ASTUCE BONUS: Afin de ne pas être tenté, et si votre situation familiale vous le permet, ne remplissez pas votre frigo et vos placards de nourriture industrielle. « Loin des yeux, loin du ventre, si il n’y en a pas, alors on n’en mangera pas ! » (Un petit mantra à se répéter pendant qu’on fait les courses !)

Comme Rome ne s’est pas faite en un jour, appliquer toutes ces astuces d’un coup alors que nous n’y sommes pas habitué prendra un certain temps. De même que certaines seront bien plus difficiles à mettre en œuvre que d’autres. Le maître mot est donc d’être à l’écoute de soi et de ne pas faire les choses par obligation, mais bien par envie. Manger mieux doit vraiment être perçu comme un cadeau que vous vous faites à vous-même et non comme une contrainte. Vous méritez le meilleur, donc très chers amis, faites-vous du bien !

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Bizarreries de végétalienne

Bon, je ne trouve pas d’introduction cohérente à cet article. Ça vous dit qu’on saute les préliminaires et qu’on passe, à la barbare, directement dans le vif du sujet ? Génial, c’est parti mon kiki !

Quand je passe devant la corbeille de fruits et qu’il y a des raisins, je ne peux pas m’empêcher d’en croquer un. Puis deux. Puis dix. Du coup je bloque comme ça, debout, pendant plusieurs minutes, à manger des raisins le regard dans le vide.

Quand je constate qu’un moustique est en train de s’abreuver de mon sang, ma première pensée est « je vais le niquer ce connard », puis je réfléchis et me dis que, si je ne mange plus d’animaux pour ne pas qu’ils souffrent, je ne devrais pas tuer un moustique qui vit simplement sa vie de moustique. Finalement, le temps de cette réflexion, le moustique aura eu le temps de prendre entrée, plat, dessert, café sur ma peau et repartir gaiement le ventre plein. (Et bonjour les boutons qui grattent !)

Quand je fais les courses et que sur le devant du produit je vois explicitement écrit « vegan », je ne peux pas m’empêcher de vérifier quand même les ingrédients, au cas où ils se soient plantés quelque part. (Bon j’avoue, j’ai quand même un léger côté obsessionnel.)

En fait, plus généralement, dès que je dois acheter un produit, je lis automatiquement la liste des ingrédients. Plusieurs fois. (Ok, c’est plutôt un gros côté obsessionnel.)

Dès qu’il y a des manifestations/actions en lien avec la protection animale dans ma ville, je suis hyper contente et excitée d’y participer (une vraie gamine !). Je compte même les jours jusqu’au fameux jour-J. Puis je me rappelle que finalement, ce genre d’action est plutôt triste parce qu’on parle quand même de.. mort.

J’aime me lever à 8 heures le dimanche matin pour aller faire le marché, même si après je galère à porter quasi mon poids en fruits et légumes.

J’ai presque les larmes aux yeux et suis en extase quand je vois que mon frigo et mes corbeilles sont pleins à craquer de fruits et légumes. (Oui, il en faut peu.)

Quand je prend ma vitamine B12 le matin, j’ai l’impression d’être Dr House avec sa Vicodine. (Bah oui, ça fait le même bruit et tout !) [Pour ceux qui se poseraient éventuellement la question, je prend la Veg1 de The Vegan Society]

J’ai un chien qui préfère croquer un morceau de fruit ou de légume plutôt que de la viande ou du poisson. (Ma maman a déjà fait le test, et elle en est restée sur les fesses !)

J’aime passer du temps dans les magasins bio à simplement regarder les produits dans les rayons. (Elle est palpitante ma vie, je sais)

Quand je mange quelque chose que j’estime sain (noix, dattes, cacao), je fais des recherches sur internet pour me prouver que vraiment, l’aliment est bien rempli de bons nutriments.. Ce qui m’incite à en manger encore plus.

 

Et vous, quelles sont vos petites manies et habitudes un peu bizarres ? Je serai très heureuse de les lire ! (Que vous soyez végé ou non, bien entendu. Pas de chichis ici !)

Les diktats du cheveu lisse

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Ne nous mentons pas, les cheveux prennent une place importante dans notre vie (allé, avoues !). Et au même titre qu’avoir un beau corps, avoir de beaux cheveux est devenu primordial dans notre société. Mais.. J’ai dis beaux ? Pardon, je voulais en fait dire conformes aux normes. Oui vous savez, ces normes que personne n’énonce mais que tout le monde applique dans le plus grand des silences. Aujourd’hui il faut avoir les cheveux lisses mais avec du volume, une couleur artificielle mais qui fait naturelle et une coiffure très travaillée mais qui fait détendue. Suis-je la seule à trouver ça tiré par les cheveux ? (c’était le jeu de mot bidon du jour, merci !)

Moi qui suis née avec une tignasse bouclée, j’ai passé une grande partie de ma vie à complexer. J’ai commencé les brushings très jeune et quand je n’en faisais pas, je m’attachais les cheveux très serrés tout en prenant soin de les plaquer à mort avec de la crème ou du gel. Pourtant j’ai grandi à la Réunion, et là-bas, des cheveux bouclés, frisés et crépus, il y en a à foison ! Cependant j’ai été élevée à coup de télévision et d’internet me montrant que quand on a les cheveux lisses, on réussi mieux sa vie et on est plus aimé (oui oui je me disais vraiment ça).

Cachez ces boucles que je ne saurais voir !

J’ai donc décidé de faire la guerre à mes cheveux bouclés. Je voulais qu’on m’aime, je voulais être belle et surtout, je voulais être conforme. Pour cela j’avais une arme infaillible: le fer à lisser. J’étais devenue dépendante de cet instrument de torture capillaire. Si je n’avais pas au préalable lissé ma chevelure, je n’osais pas sortir de chez moi. Je me détruisais donc les cheveux à coup de chaud, et je m’en fichais juste royalement (mes cheveux sont niqués ? Haha, mais quelle importance !). Et puis un jour j’ai sauté le pas et j’ai fais… Un lissage japonais. Alors ça, c’est véritablement une chirurgie esthétique du cheveu. Même après mon shampoing mes cheveux restaient lisses ! Mais bien entendu, ils n’avaient pas de volume, donc j’y passais quand même le fer à lisser pour leur donner volume et forme. Sauf que voyez-vous, au début c’est bien marrant d’avoir les cheveux aussi lisses, mais il y avait des moments ou j’en avais carrément marre d’y passer autant de temps et de craindre la moindre petite goutte de pluie. Alors deux ans après mon lissage japonais, j’ai décidé de retrouver ma texture de cheveu naturelle. Ce fut un périple, croyez-moi.

Le naturel ne revient pas toujours au galop

Pour utiliser les mots du jargon, j’ai fais une transition pendant un an. Cela veut dire que je ne me lissais plus les cheveux et que j’attendais simplement qu’ils repoussent pour pouvoir couper les longueurs lisses. Pendant cette période je peux vous dire que j’ai vraiment réalisé les bêtises que j’avais faites avec mes cheveux. J’avais des fourches sur plusieurs centimètres et mes pointes étaient translucides. Durant toute cette année j’ai dû jongler avec mes deux textures: bouclée aux racines et lisse aux longueurs, et autant vous dire que ça n’était pas une partie de plaisir. Je l’ai même très mal vécu. J’avais un peu honte de sortir avec cette tête là et j’étais énormément complexée. Pour sauver les meubles je me faisais des tresses afin de recréer des ondulations, mais c’était loin d’être convainquant. A côté de ça je continuais les soins naturels et étais (et est toujours !) une fervente adepte du no-poo. Même si j’essayais de prendre soin d’eux, une chose était sûre: à cette époque, je détestais mes cheveux.

Puis vint la délivrance ! Durant les vacances d’été, j’ai enfin sauté le pas et suis passée sous les mains expertes de mon coiffeur (un dieu de la coiffure, je vous le dit !). Mes cheveux m’arrivais au niveau de l’attache du soutien-gorge (moui mais je ne savais pas comment le dire autrement) et après plusieurs coups de ciseaux, les voilà qui ne touchaient même plus mes épaules ! Je pourrais enfin respirer et ré-apprendre à aimer mes cheveux. Vous l’aurez compris, j’ai donc fais un big chop (et oui, encore un mot de jargon).

Et aujourd’hui ?

J’ai vraiment l’impression de repartir sur des bases saines et ça fait un bien fou ! Certes j’ai quelques résidus de lissage japonais (certaines pointes sont encore lisses) mais j’ai enfin pu retrouver mes boucles. Et quelles boucles ! Je n’ai jamais eu d’aussi beaux cheveux que depuis que j’ai arrêté les shampoings et divers soins chimiques. De plus, en faisant plusieurs recherches j’ai également appris à entretenir ma tignasse bouclée (au bout de 20 ans, il était temps !). Soins hydratants, nourrissants, gainants.. Moi qui n’y comprenais rien il y a encore quelques mois, je suis désormais à l’aise avec ces termes et saisis véritablement ce qu’ils signifient. J’ai encore énormément de choses à apprendre, mais désormais j’avance sereinement avec la certitude que oui, je peux avoir des cheveux en pleine santé et surtout qui me plaisent, sans pour autant entrer dans une norme de pseudo-beauté moderne.
En ayant retrouvé ma crinière naturelle, je me suis retrouvée moi-même. Mes boucles font désormais partie de moi et de ma personnalité, et j’adore l’image que je renvoie avec ma petite tête bouclée (c’est mignon un mouton, non ?) ! Les brushings et lissages, qu’ils soient temporaires ou permanents, n’ont plus leur place dans ma vie. Maintenant, vive le naturel et l’acceptation de soi !

Si vous aussi avec des difficultés à apprécier votre chevelure naturelle, sachez qu’il n’y a rien de plus beau qu’une personne qui s’accepte comme elle est. Votre différence c’est ce qui vous rend intéressant ! Et si vous craignez de ne plus retrouver votre véritable nature de cheveu après tous les dommages que vous leur avez fais subir, je peux vous dire que rien n’est impossible. Je reviens moi-même de loin et j’ai encore de la route à faire, mais il est possible de retrouver ses cheveux naturels. Et quand vous y parvenez, vous en êtes vraiment très fiers. Alors armez-vous de patience et de beaucoup d’amour et vous verrez forcément des résultats !
N’ayez pas peur d’être vous-même, affirmez-vous et dévoilez la lionne qui sommeil en vous !

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