Mais que se passe t-il dans ma tête ?

BDDinoVeg

Quand vous annoncez à des gens que vous êtes végé, ils finiront toujours par vous poser cette question: POURQUOI ? (Et après ils vous demanderont où vous trouvez vos protéines, haha !)

En effet, changer radicalement son alimentation suscite des interrogations. Bien que j’ai toujours répondu succintement à cette fameuse question, je vais ici, la développer un peu plus (laisser parler mon coeur quoi !). Je ne vais pas me lancer dans des explications scientifiques qui prouvent que devenir végétalien est bien meilleur pour la planète et pourrait éradiquer la faim dans le monde, parce que ces informations là, vous n’avez pas besoin de moi pour les trouver sur internet. Je vais plutôt vous parler de mon ressenti, de ma nouvelle vision du monde et de ma nouvelle façon d’aborder les choses (et de chocolat ! Non pardon, pas de chocolat).

Végétalienne pour les animaux

Oui, je sais, ça fait bidon de dire ça. Avant d’avoir sauté le pas, je trouvais que ce genre de message était très niais (et très cul-cul la praline vous voyez ?). Mais c’est parce que je n’avais pas encore fais le lien entre ce qu’il y avait dans mon assiette et les gentilles vaches qui broutaient dans les près. Pourtant, vous me direz, on le sait très bien que la viande que l’on mange, c’est de l’animal mort. Mais figurez-vous qu’en fait, on ne s’en rend pas tant compte que ça. On le sait, sans le réaliser.

Ce qui m’a le plus choquée, c’est la souffrance. Les animaux qui nous serviront plus tard de nourriture n’ont pas de vie. Très rares sont ceux qui ont connu la lumière du soleil et qui ont pu gambader dans l’herbe fraîche. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, simplement vous remettre le lien vers cette vidéo qui m’a tant marquée: vidéo qui fait bobo au coeur.

Après avoir réalisé que ce que je mangeais avait été tué pour mon propre plaisir (ouh la phrase qui fait mal !), je ne pouvais plus me résoudre à continuer ainsi. J’ai donc décidé, du jour au lendemain, de devenir végétarienne. Puis, très rapidement, le végétalisme s’est vu être la suite logique. Je n’ai ressentis aucune frustration quant à l’arrêt de la viande (poissons compris). Je le ressentais comme un besoin, une nécessité. Je ne pouvais plus manger de la mort et de la souffrance. Il m’étais devenu insoutenable de penser que, indirectement, j’avais ôté toutes ces vies. Je me sentais en colère contre moi-même et contre l’humain en général, j’avais honte. Ce sont des sentiments très forts que l’on ressent quand on réalise toutes ces choses, et on est très vite à fleur de peau. A ce moment là, j’essayais de me consoler comme je pouvais, en me disant que désormais je ne faisais plus de mal à personne, mais cette douleur que je ressentais était tout de même très présente. Oui, c’est une douleur que de savoir que chaque jours des animaux sont tués dans des conditions abominables, alors qu’ils n’aspirent qu’à une chose: la vie.

« Si les abattoirs avaient des murs de verre, tout le monde serait végértarien »  Paul McCartney.

Je pense que cette citation dit tout, donc je ne m’éterniserai pas sur l’horreur que subissent les animaux au quotidien. (Et aussi parce que moi, je suis trop sensible tu vois, et quand j’écris des trucs comme ça, bah ça me fait déprimer, et je sais que toi aussi ça va te faire déprimer, donc on va s’arrêter là, ok ?)

Végétalienne pour ma santé

Et oui ! Parce que malgré l’idée commune, les végé ne sont pas tous rachitiques, carencés et au bord du malaise, au contraire ! Depuis que j’ai arrêté la viande, le poisson, les produits laitiers et les œufs (le miel aussi, mais pour d’autres raisons), je pète littéralement le feu (surtout quand je rajoute de la sauce piquante à mes plats) ! Honnêtement, je n’ai jamais eu autant d’énergie que depuis que je suis végétalienne, en deux mots: je revis ! J’ai l’impression d’avoir été délestée d’un poids, comme si que, d’un coup, je me sentais plus légère, plus.. libre ! C’est vraiment cette sensation de liberté qui m’a étonnée. On ne s’en rend pas compte mais, quelque par, quand on souffre de désinformation, on se sent dépendant de certains aliments pour être en bonne santé et en pleine forme. Quand je mangeais encore de la viande j’étais persuadée qu’il me fallait absolument ma dose pour vivre en ne manquant de rien. Et au fil de mes recherches, j’ai découvert que NON ! Mais quelle joie en mon sein que fut cette découverte (bonjour la phrase alambiquée) ! Désormais, je n’étais plus l’esclave de ces lobbys, et mieux encore, je voyais clair en leur petit jeu (et puis moi je suis une rebelle d’abord).

Je suis en bonne santé, et j’ai un bilan sanguin qui le prouve. Attention, je n’hésiterais pas à m’en servir !

… Et le plaisir de manger dans tout ça ?

« J’aime la viande », « je ne peux pas me passer de fromage », « et pour mes œufs au plat alors ? » J’ai moi aussi eu les mêmes réflexions. En effet, j’ai appris très jeune à aimer le vrai goût de la viande, c’est à dire crue avec un jaune d’œuf cru, assaisonnée avec un peu de sel et de poivre. Donc oui, j’aimais le goût de la viande. J’adorais aussi le poisson (j’adooooore les sushis), et j’étais complètement accro au fromage (oui oui, les fromages bien forts, bien puants, c’était mon dada !). Alors comment se passer de ça ? Honnêtement, ce n’est pas bien difficile, surtout de nos jours. Au début, les simili carnés (fausses viandes) et les faux-mages (faux fromages) sont une très bonne alternative. Vous verrez même que pour certains produits, c’est bluffant. Mais plus vous découvrirez les joies de l’alimentation végétale, plus vous espacerez votre consommation de ce genre de produit.  Moi qui ne voyais pas ma vie sans fromage animal, aujourd’hui je ne ressens plus l’envie d’en manger, et tout ça, sans frustration !

Les fruits et les légumes sont vraiment des trésors de la nature. Apprenez à les apprécier et ils vous le rendront merveilleusement bien. Je vous avoue que parfois, quand je croque dans un fuit bien mûr et sucré à souhait, j’ai presque envie de pleurer tant c’est bon (et salut la tarée de service) ! La physiologie humaine est faite pour digérer parfaitement les fruits, donc pourquoi se priver ?

Je suis végétalienne, mais je suis avant tout, une grande gourmande. Et je trouve amplement satisfaction dans mon alimentation. J’adore manger des burgers végé et je les trouve encore meilleurs que les burgers traditionnels. J’ai appris à apprécier le chocolat noir sans sucres (le cacao, donc) alors que j’étais une fervente adepte du chocolat au lait (et finalement, je vous en ai parlé du chocolat, haha !). La cuisine végétale est extrêmement riche en saveurs et vous fera complètement oublier que oui, vous aimez le goût de la viande.

C’est pour toutes ces choses que j’ai décidé, un jour, de remettre mon alimentation en question. Et je dois avouer que c’est l’une des plus belles choses que j’ai faite de ma vie. Mais je sais que pour certain, passer ce cap est extrêmement difficile, et pour d’autre, cette question ne se pose même pas.

Si je peux vous suggérer une chose: arrêter-vous un jour, pendant 2 minutes, et essayez de vous mettre à la place d’un cochon, d’une vache ou d’un agneau qui est simplement dans le but d’être mangé. Il n’aura aucun plaisir dans sa « vie », uniquement du stress, de la douleur et de la peur. Oui, c’est animaux ressentent, comme vous et moi. Quand on vous pince, vous avez mal, quand on vous emmène loin de votre famille, vous êtes triste; et bien tout ça, ils le ressentent aussi. Je sais que certaines personnes me traitent d’extrêmiste, voire d’intégriste. Mais demandez-vous, est-ce extrêmiste que de vouloir mettre fin à la souffrance et à la mort d’innocents ?

Et puis, regardez-moi cette bouille !

AgneauMignon

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