Végétarisme, végétalisme, par où commencer ?

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Ça y est, vous avez envie de vous lancer ? C’est génial ! Mais au fait, en théorie, c’est bien beau de vouloir se passer de produits animaux, mais en pratique, ça donne quoi ? Il n’existe pas une unique réponse à cette question. Pour tout vous dire, il en existe autant qu’il y a d’humains sur cette Terre (ça fait quand même un sacré nombre de réponses !).

Un chemin personnel avant tout

Je ne vous apprendrais rien en vous disant que nous sommes tous uniques et que nous avons tous notre propre histoire à écrire. Donc chacun avance à son rythme et à sa manière (au feeling quoi) ! Malgré tout, j’ai pu jusqu’à présent noter 2 sortes de passages à la nourriture « sans souffrance »: un passage par transition et un passage plus immédiat. Commençons par ce dernier.

  • Végéta*ien du jour au lendemain: j’ai pu recueillir le témoignage de certaines personnes ayant effectué un passage assez brutal du mode de vie carniste à celui de végé. Très généralement il y a déjà eu une réflexion menée antérieurement et un stimulus déclencheur. Ce fameux stimulus peut être de plusieurs natures, mais le raisonnement qui en découle est souvent le même: « je mange des animaux morts, je mange de la souffrance ». Et cela, vous le prenez un peu (beaucoup) comme une claque en pleine tronche. Mon stimulus à moi a été un documentaire que la communauté vegane utilise généralement pour sensibiliser le public à l’atrocité que vivent les animaux. Ce documentaire c’est: Earthlings (pour ceux qui l’ont vu, dites-moi ce que vous en avez pensé, je suis curieuse). Je l’avais regardé en VOSTFR, mais là je vous ai trouvé une version française. Je résumerai ce film en 1 mot: A-BO-MI-NA-BLE. Comment vous dire, je n’ai réussi à regarder que 30 minutes de vidéo (sur 1h30, c’est pas mal déjà, non ?) et je m’étais déjà déshydratée à force de pleurer (une fiotte ? Moi ? Naaan). Mais honnêtement, il faudrait l’avoir vu au moins une fois dans sa vie. Je ne regretterais jamais de l’avoir regardé, au contraire, je bénis ce documentaire autant que je le maudis. Sachez que, si vous vous y risquez, ce que vous verrez ne sont pas des cas isolés. Ça arrive partout, tout le temps. Mais il y a une bonne nouvelle: nous pouvons arrêter tout ça. Donc après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, j’ai décidé que dorénavant, plus aucun animal ne fera partie de mes repas. Les produits laitiers ont très vite suivi et les œufs ont mis un peu plus de temps pour des raisons de « facilité » (peut-être que je vous en parlerai un jour). Tout ça pour vous dire que dans plusieurs cas, le passage au végéta*isme se fait en un claquement de doigts, tout simplement car l’idée de se nourrir d’animaux devient elle-même insoutenable.
  • La transition vers l’alimentation végétale: Chez d’autres personnes, qu’il y ait eu stimulus déclencheur ou non, l’attachement au mode de vie carniste est tel qu’il leur est nécessaire de changer d’alimentation par étapes. Par exemple, passer de 2 repas à base de viande par jour à 1 par jour, puis à 3 repas omnivores par semaine et ainsi de suite. Sachez que selon les nutritionnistes, notre ration de viande (hors poissons) hebdomadaire devrait être de 250g par personne ! C’est quasiment nos apports quotidiens. Donc voilà, vous pouvez faire entrer peu à peu des repas végétariens dans votre alimentation, avec toujours cette idée de « je ne supprime pas quelque chose, je la remplace simplement par une autre bien meilleure ». Le végéta*isme ne doit pas se vivre comme un manque ou comme une amputation, mais bien comme un ajout (de légumes, de fruits, de chocolat, non, pas trop de chocolat quand même voyons !). Le but est de rajouter à notre assiette tellement de choses que cela ne laissera plus de place pour y mettre des animaux (si votre chat à tendance à dormir dans votre assiette, cela ne lui fera pas changer de comportement, malheureusement). Attention tout de même à ne pas compenser la viande et le poisson par du fromage et des œufs. Augmenter vos rations de ces derniers aura des conséquences désagréables sur votre santé. D’ailleurs, parlons-en. Les œufs et les produits laitiers sont très souvent difficiles à arrêter car ils sont les ingrédients de base de bien des mets (pâtisseries, quiches, gratins et j’en passe), mais il existe des substituts qui vous permettrons de continuer à cuisiner vos plats préférés: remplacer le lait de vache par le lait végétal et les œufs par de la compote (1 compote = 1 œuf), de la banane ou encore de la purée de cacahuète (1 cuillère à soupe = 1 œuf). Pour avoir déjà goûté et cuisiné des cakes salés, des gâteaux, des quiches des pizzas sans le moindre produit et sous-produit animal, je peux vous assurer que la régalade est à son summum ! Parole de gourmande ! De plus, il existe plusieurs blogs ou sites internet où vous pouvez trouver des recettes végétaliennes.

Ne faites pas attention aux étiquettes

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Je ne fais pas référence aux étiquettes d’emballages des produits, auxquelles, pour le coup, il faut être attentif, mais bien aux termes qu’on colle sur le front de quelqu’un dès qu’on en a l’occasion. Flexitarien, végétarien, végétalien, frugivore, crudivore et j’en passe, tant de mots pour décrire un mode d’alimentation bien distinct. Cependant, ces termes ne relatent pas toute la richesse de l’alimentation d’une personne et la réflexion qui en découle.

Par exemple, une personne qui ne mange ni viande (y compris du poisson), ni œufs, ni miel, ni lait, mais qui consomme encore du fromage sera dite « végétarienne » alors que son mode de vie se rapproche bien plus du végétalisme. Elle est donc mise dans la même catégorie qu’une personne qui ne mangerai plus d’animaux terrestres, mais encore des poissons et crustacés, des produits laitiers, des œufs et du miel. Comprenez que c’est à s’y perdre et que la « catégorie végétarienne » est en fait très large et un peu fourre-tout.

Pourquoi est-ce que je vous parle de ces étiquettes ? Tout simplement pour ne pas que vous vous efforciez à rentrer dans l’une ou l’autre de ces catégories. Mangez ce qui vous plaît et modifiez votre alimentation à votre rythme. Vous êtes végétalien depuis 2 mois et tout d’un coup vous avez envie d’une tartine de fromage ? Eh bien si vraiment elle vous fait envie cette tartine, allez-y ! Il n’y a aucun intérêt à vous frustrer, et si cette tartine vous permet de continuer dans votre nouveau mode de vie végétal, alors ne vous culpabilisez pas de l’avoir mangée. Garder trop longtemps des frustrations qui ne s’atténuent pas, et qui, au contraire, continuent crescendo ne pourra vous être que préjudiciable au point d’abandonner définitivement le végéta*isme. Alors sortez-vous le poids de ces étiquettes de la tête; il n’existe pas une police vegane comme dans le film Scott Pilgrim qui viendra vous corriger en cas d’infractions !

L’alimentation est propre à chacun, et tant qu’on y trouve bonheur et santé c’est le principal !

(Seconde image trouvée ici)